Linux · Outils système
nmon
nmon est un outil console léger qui surveille le CPU, la mémoire, le disque, le réseau et les processus sur les systèmes Linux.
- Licence
- GPL-2.0
- Dernière version
- 16s
Qu’est-ce que nmon ?
nmon, abréviation de "Nigel's performance Monitor", est apparu en 2009 sous forme de script shell pour AIX puis a été porté sur Linux. Au fil des années, il est devenu un incontournable pour les administrateurs système qui ont besoin d’une vue rapide et en temps réel de l’utilisation des ressources sans interface graphique.
L’outil s’adresse aux utilisateurs avancés et aux sysadmins qui privilégient les flux de travail en terminal. Il s’exécute dans une session terminal, affichant les données dans une grille qui se rafraîchit toutes les quelques secondes, et peut enregistrer les données dans un fichier pour une analyse ultérieure.
Comparé à Windows Process Explorer, nmon se veut plus utilitaire : aucune interaction à la souris, aucune UI sophistiquée, mais il fournit les mêmes métriques de base—CPU, mémoire, processus, I/O—directement dans la console, ce que de nombreux utilisateurs Linux trouvent plus efficace pour les serveurs distants ou sans interface graphique.
Idéal pour : Administrateurs système et utilisateurs avancés qui ont besoin d’une surveillance des performances légère et basée sur le terminal.
Fonctionnalités clés de nmon
- Statistiques en temps réel du CPU, de la mémoire, du disque, du réseau et des processus
- Taux de rafraîchissement configurable
- Prise en charge de la journalisation au format CSV pour l’analyse post‑hoc
- Affichage I/O par dispositif et par processus
- Raccourcis clavier pour la navigation
- Peut s’exécuter en tant que démon en arrière‑plan
- Prise en charge de plusieurs formats de sortie (CSV, JSON)
Points forts
- Fonctionne dans n’importe quel terminal, aucune GUI requise
- Empreinte mémoire très faible
- Très configurable et scriptable
- Long historique de versions stables
Points faibles
- Pas d’interface graphique, courbe d’apprentissage élevée pour les débutants
- Limité à la sortie texte, pas de graphiques interactifs
- Nécessite des pressions de touches manuelles pour la navigation
- Manque de filtres avancés comparé aux outils modernes
Logiciels Windows remplacés par nmon
Installer nmon sous Linux
sudo apt install nmonsudo apt install nmonsudo dnf install nmonsudo pacman -S nmonsudo zypper install nmonConseils pour les utilisateurs de Windows
Si vous venez de Process Explorer, attendez‑vous à utiliser des raccourcis clavier (par ex., F1 pour l’aide, F2 pour basculer les vues) au lieu de clics souris. nmon génère des données au format CSV, importables dans des tableurs pour l’analyse. Contrairement à la vue hiérarchique de Process Explorer, nmon liste les processus dans un tableau plat ; vous devrez trier par PID ou CPU pour trouver ce que vous cherchez. Changements de flux de travail : utilisez la ligne de commande pour lancer nmon (nmon -f -s 5 -c 60 pour enregistrer toutes les 5 secondes pendant 60 cycles) puis ouvrez le fichier journal avec awk ou csvkit pour une inspection plus approfondie.
nmon : questions fréquentes
Comment démarrer nmon en mode journalisation ?
Exécutez nmon -f -s 5 -c 60 pour enregistrer toutes les 5 secondes pendant 60 cycles. Le fichier journal sera nommé nmon_YYYYMMDD_HHMMSS.csv.
Puis‑je afficher les statistiques réseau avec nmon ?
Oui, appuyez sur n pendant l’exécution de nmon pour basculer la vue réseau, qui montre le débit par interface.
nmon est‑il disponible sur toutes les principales distributions ?
Il est empaqueté dans Arch, Debian, Fedora, openSUSE et Ubuntu ; vous pouvez également l’installer à partir des sources si besoin.
nmon prend‑il en charge la surveillance CPU multi‑cœur ?
Oui, il affiche l’utilisation par CPU ainsi que les totaux agrégés, ce qui le rend adapté aux systèmes multi‑cœur.
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